Mardi 14 octobre 2008
Ami soiffard, karoutcho!
Quand je pense que cela fait pas loin de 10 mois qu'on ne s'est parlé! Les bras m'en tombent : quelles vacances!
Dire que pendant tout ce temps je n'ai pas eu à m'occuper de ta crasse ignorance! Tu as du en faire des bêtises pendant mon absence! Je parie que tu as perdu, du coup, ton temps à lire la
"valse lente des tortue". Béotien!
Parfois, je me demande, pourquoi je t'accorde autant de ma patience. Alors que franchement je pourrais tout aussi bien, à la place, manger des sardines à l'huile Connetable. C'est fou ce qu'on
peut s'acharner par moment à passer à côté des choses simples.
Enfin, bon.
Si je m'interesse à ton cas, de nouveau, c'est parce que je sors à l'instant d'une conversation dont j'avoue chercher encore l'intéret mais lors de laquelle m'est venu une de ces idées
particulièrement brillantes que j'ai coutume d'avoir, d'orinaire, rien qu'en respirant.
Je passe sur le sujet initial de la conversation (qui ne me regarde pas mais ça t'interesserait surement, toi, car tes centres d'intéret frôlent l'ineptie chaque fois qu'ils ne nagent pas
carrément dedans) pour te livrer tout de go le sublime de ma pensé: "les gens ordinaires, vraiment, des fois faudrait leur dire: ils n'ont rien d'extraordinaire."
As-tu remarqué petit prince du Préfontaine, nobliau des bar PMU, la volonté sans cesse renouvelée de ces âmes en peine qui s'échinent à se lamenter sur leurs hypocrites bassesses? Arguant de leur
grossièreté, de leur infréquatabilité, de leur tout-ce-que-tu-veux-qui-fini-en-é que les autres sont censés mépriser, ils brandissent leurs insignifiantes différences dans d'insoutenable élans
d'égotisme niais.
Tes congénères (puisque c'est bien de ceux-là qu'il s'agit), mon tendre alcoolique, n'aiment rien moins que se dézinguer la réputation par de titanesque avalanche de banalités. Comme si ces
défauts dont ils s'affublent avaient le moindre intéret pour le reste de la société.
Finalement à se croire veulement différents, les gens ordinnaires ne font que conforter leur communauté. A force de combattre la pensée unique et le consensus mou les gens ordinaires font comme
tout le monde: ils se normalisent.
C'est particulièrement tarte de leur part, puisqu'il leur suffirait de manger des choux bruxelles pour, instentannément se différencier de la populace. Les choses simples, je te disais plus haut,
sombre pouffion: on passe très souvent à côté.
Franchement si je ne méritais pas autant l'amour de moi-même, des fois j'aurais des doutes sur l'humanité...
End of transmission.
Par Tehem
-
Publié dans : Je tenais à le dire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi soir je suis
allé voir le dernier film de Tim Burton : Sweeny Todd , le diabolique barbier de Fleet Street. 








